Salut à tous ! En vacances un peu de temps pour un petit article. Ca faisait longtemps !
Désolé pour la présentation sommaire.
Je vois beaucoup de choses circuler sur Internet concernant le virus et les choses se sont empirées quand c’est devenu politique. Je vais tenter, en simplifiant, de donner les vraies données médicales qui permettent à chacun de prendre une décision.
Voici donc mes Batinformations.
1. Tout traitement médical comporte des risques. Il y a toujours un facteur bénéfice / risque.
Les bénéfices et risques varient d’une personne à l’autre.
2. Traitement contre les virus.
Il existe des traitements antiviraux mais ils ne sont pas encore aussi efficaces qu’un antibiotique. Contre les virus pour l’instant le plus efficace est la prévention grâce à la vaccination.
Il existe plusieurs manières de faire des vaccins. Voici de manière hyper simplifiée les 3 utilisées pour le vaccin anti Covid.
Déjà utilisée pour un vaccin contre le virus Ebola, elle consiste à utiliser un virus inoffensif comme moyen de transport d’un fragment d’ADN du coronavirus. Il est la plupart du temps modifié pour éviter de se multiplier dans les cellules humaines.
b) ARN messager (Moderna et Pfizer)
Connue depuis 20 ans mais pour la première fois utilisée dans un vaccin, elle consiste à injecter sous forme d’ARN le mode d’emploi de production des protéines du virus directement dans les cellules du patient vacciné. Ces dernières vont alors produire elles-mêmes les protéines qui viendront ensuite se fixer à leur surface, ce qui a pour effet d’activer le système immunitaire sans besoin d’adjuvant.
Technique qui à long terme pourrait être utilisée pour contrer n’importe quel virus et même être utilisée contre le cancer.
c) A virus inactivé (Sanofi)
Vaccination dite classique. La technique consiste à fabriquer ces protéines du virus et à les injecter dans les cellules du corps pour stimuler le système immunitaire. Les scientifiques vont pour cela utiliser des cellules dont ils vont modifier l’ADN par génie génétique afin qu’elles produisent la protéine choisie. C’est donc plus long a réaliser.
3. Les traitements (vaccins) ne protègent que la personne traitée, ils ont un taux d’efficacité qui dépend des types de vaccins et de chaque personne. Une personne vaccinée peut toujours être un porteur sain de virus et le transmettre, même si cela peut être moins fréquent qu’une personne non vaccinée.
4. Protection
La première protection la plus efficace est le confinement (c’est-à-dire de pas côtoyer physiquement d’autres personnes), puis les gestes barrière (masque, distanciation sociale, endroit ouvert ou avec renouvellement d’air, lavage régulier des mains..)
5. Le Batconseil
Le vaccin ne protège que vous et donc à chacun de voir le ratio perso bénéfice / risque.
Le seul vrai geste citoyen et altruiste est de continuer les gestes barrière, vacciné ou non.
Fuyez les idéaux politiques de tout bord et Internet qui fracturent les gens pour les mettre dans 2 camps. Les 2 camps mentent, angoissent, traumatisent et culpabilisent pour que les gens ne raisonnent pas sainement et les rejoignent.
Chapitre 2 : De la salle des fêtes aux sommets des charts.
Le Hip Hop musique sortie des quartiers pauvres new yorkais exige paradoxalement un matériel extrèment honéreux pour la pratiquer: platines enceintes et micros. Ainsi il n’est exercé que par une minorité,en comptant la sainte trinité du rap présentée dans le chapitre précédent : Kool Herc, Afrika Bambaataa et GranMaster Flash, ils ne sont pas une dizaine de pratiquant avant 1977. Mais un évènement de l’été 1977 va produire une explosion du nombre de groupes de rap.
13 juillet 1977 le Blackout
Depuis ce début d’été 1977 la canicule frappe à New York, la ville (surtout les jeunes filles) est terrorisée par le tristement célèbre serial killer le fils de Sam. Ce 13 juillet c’est une autre terreur qui va s’abattre sur la cité. Un orage éclate en fin de soirée et la foudre va provoquer une panne d’électricité géante privant de lumiére plusieurs millions de new yorkais pendant 24 heures. Certains feront la fête dans les rues aux lumières des phares des voitures, pour d’autres c’est noël en juillet.
Magasin saccagé en 1977.
3 700 personnes sous les verrous, 550 policiers blessés, 1037 incendies, 1 616 boutiques saccagées et parmis les boutuques pillées, on retrouve de nombreux magasins d’équipement électronique où on trouve la fameuse platine du DJ. Et après cette nuit les groupes de Hip Hop vont se multiplier, les fêtes hip hop dans les parcs vont s’improviser et même des mini évènements dans les clubs où des groupes se battent au son de l’applaudimètre vont s’organiser : les battles de rap sont nées.
Les battles.
Dans les boites du bronx et d’Harlem, plusieurs centaines de personnes viennent voir des groupes de rap qui s’affrontent grâce au rythme qu’ils jouent, aux rimes qu’ils enchainent et aux sapes qu’ils portent. L’une des plus mythique aura lieu, le 3 juillet 1981 au Harlem World une boite de Harlem,
Le programme de la Battle de 1981.
les Cold Crush Brother affrontent les Fantastic Romantic Five, ces derniers remportent le combat.Dès le lendemain, des casettes de l’enregistrement se vendront comme des petits pains dans les rue d’Harlem et du Bronx, ces enregistrements pirates sont les seuls témoins des oeuvres à l’instar de quelques pionners du Jazz qui ne jouaient qu’en concert et furent jamais gravé sur du vynil pour certains pionners du rap, le rap doit rester underground, dans les fêtes ou les battles, pourtant 2 ans avant cette battle mythique une chanson rap a été enregistrée et a même battu des records de vente : Rappers Delight.
Rappers Delight premier enregistrement rap de l’histoire.
L’histoire du premier enregistrement hip hop est surtout une histoire de producteurs. Ou plus exactement de productrice : Sylvia Robinson, Sylvia commence comme chanteuse encouragé par son producteur de mari. Elle obtient un petit succès en 1956 avec “love is strange” qu’elle chante avec son professeur de guitare de l’époque , elle aura un autre succés début années 70 avec “pilow talk”.
Puis elle se lance dans la production avec son mari. Malheureusement à la fin des années 70 la boite est pratiquement en faillite. Un soir elle se rend a la fête d’anniversaire de sa nièce, là bas elle entend un certain Lovebug Starki qui balance au micro :
“I said a hip hop, The hippie to the hippie The hip hip a hop, and you don’t stop, a rock it To the bang bang boogie, say up jump the boogie…”
Là c’est le déclic, elle doit faire un disque avec ça. Elle va donc voir Lovebug Starki et lui fait part de son projet, il refuse, le hip hop c’est juste pour les soirées et il ne veut pas faire de disque (ah le con). Sylvia bien décidé à faire ce disque demande à son fils de trouver un rappeur dans le New Jersey. Il en trouve un dans une pizzeria, un certain Henry Jackson un rappeur du Bronx qui y travaille.
Le Crispy Crust Pizza de New Jersey.
Sylvia se rend là bas, écoute Henry, mais aussi deux autres jeunes qui étaient là : Guy O’Brien et Michael Wright. N’arrivant pas à les départager elle les engage tous, leur donne le nom de Sugar Hill Gang et seront connu sous les pseudo de Big Bank Hank (Henry), Master Gee (Guy) et Wonder Mike (Michael). Sur un sample de Good Times de Chic (sans crédité au départ les compositeurs Nile Rodgers et Bernard Edwards) et quelques paroles de Lovebug Starki le disque sort.
Le couplet de Big Bank Hank est aussi sujet à contreverse puisqu’il a piqué les vers à GranMaster Caz MC du groupe Cold Crush Brother (qui se nommait alors Casanova Fly) :
“Check it out, I’m the C-A-S-A, the N-O-V-A,And the rest is F-L-Y,You see I go by the code of the doctor of the mix,And these reasons I’ll tell you why.”
Il ne fut jamais rétribué pour le morceau et dit aujourd’hui mi ironique mi amer que les rimes piqués par Hank se terminaient par : “Ne te fais pas piquer des rimes par un rappeur”. Loin de ces débats le disque est un énorme succés international, le morceau passe en boucle à la radio et le groupe fera des premières parties même en europe.
The message : l’underground reprend les rennes.
Le succès de Rapper Delight, ne réouji pas les acteurs du hip hop. Il ne convaint pas les puristes au niveau qualitatif et pour d’autre les paroles ont été simplement volées. De plus la réussite du disque a ouvert la porte à des productions plus ou moins réussites faites par les majors.
Loin de tout ça Afrika Bambaataa grâce à un ami peintre Fab 5 Freddy et par l’intermédiaire de l’artiste Keith Haring, entre dans les soirées punk et new wave de Manhattan.
Oeuvre de Keith Haring.
Là il se permet de passer d’autres disques que ceux des fêtes du Bronx et il en découvre d’autre. Et le premier disque de Bambaataa sera majoritairement influencé par le son New Wave et notamment le groupe electro allemand Kraft. Planet Rock, c’est le titre de ce morceau qui en ce début des années 80 encre le hip hop comme la musique du futur. La structure du morceau reprend donc 2 titres de Kraft et un de Captain Sky. Le disque a un succés d’estime mais pas aussi retentissant que le Rapper Delight.
A Manhattan un autre DJ perce dans ces soirées : GranMaster Flash. Il y croise une star international qui craque pour ce nouveau style de musique : Blondie. L’interprète de Heart of glass et Atomic décide de faire une chanson sur Flash, ce morceau Rapture, fait connaitre GranMaster Flash du grand public.
Mais Flash et le groupe Fanstatic Five ramène tout le monde dans le gettho avec le disque The Message. En pleine années Reaganiennes alors que le crack fait son apparition dans les banlieux, The Message pose juste un constat, un état des lieux. Mel Me le principal artisan du morceau raconte que le titre a été influencé par Stevie Wonder : living fot the city.
Le disque sera un succés autant commercial que critique en étant le premier morceau de rap obtenant 5 étoiles dans Rolling Stone Magazine.
Un enfant naît sans état d’esprit
Aveugles aux voies de l’humanité
Dieu te sourit mais il fronce les sourcils aussi
Parceque seul Dieu sait ce que vous traverserez
Tu grandiras dans le ghetto vivant de second ordre
Et tes yeux chanteront une chanson appelée haine profonde
Les endroits où vous jouez et où vous restez
On dirait une très grande ruelle
Vous admirerez tous les bookmakers
Les voyous, les proxénètes et les pousseurs et les grands faiseurs d’argent
Conduire de grosses voitures, passer des années vingt et des dizaines
Et tu veux grandir pour être comme eux, hein
Traduction d’un extrait de The Message.
Mais nous somme en amérique et derrière l’authenticité de ce poême urbain se cache une autre histoire, Flash ne sert que de prête nom et n’a jamais participé à la conception du morceau, et ce titre qui après Rapper Delight devait ramener le rap à ses racines est produit par Sylvia Robinson la prodructrice de Rapper Delight, la boucle est bouclée.
Les 3 premiers 45 tours hip hop de l’histoire sont tous différents les un des autres , et montrent que le rap ne pose aucune limite. Les années 80 ne font que commencer, elles sont considérées par beaucoup comme l’age d’or du hip hop américain, avec un point névralgique : New York.
Début des années 70, la folie disco bat son plein dans la ville qui ne dort jamais : New York. La jeune bourgeoisie, se rue dans les clubs tel que le Studio 54 où on trouve péle méle drogue, débauche et stars du moment.
Plus au nord, le quartier du Bronx est en feu, litéralement les incendies sont nombreux et les batiments délabrés ou détruits (Ronald Reagan quand il fera campagne là bas déclara qu’on croirait qu’une bombe atomique avait explosé en ces lieux). Mais la jeunesse veut aussi s’amuser et sortir de ce quotidien de misére et de violence. Alors des parties improvisées s’organisent, on y joue de la soul et de la funk surtout. Ils ne sont pas nombreux a faire exister ces fêtes, car le matériel électronique nécessaire est extrémement couteux pour la plupart des habitants du quartier (on en reparlera plus tard).
Parmi ces DJ on trouve Kool Herc, que l’on peut désigner comme le fondateur du mouvement Hip Hop.
Kool Herc le fondateur.
Il passe son enfance en Jamaïque bercé par le son des sound system locaux, il arrive a New York avec ces parents et adolescent, il veut revivre ses expériences jamaïcaines Pour cela, il emprunte la sono de son père. Il embarque ces énormes enceintes dans sa Oldsmobile Cutlass décapotable de 1970 et se rend au 1520 Sedgwick avenue dans le Bronx.
En bas de ce batiment ce trouve une salle des fêtes et elle sera le lieu de la première Hip Hop party.
Voici quelques morceaux que passait le bon Herc à l’époque (la liste compléte il ne la dévoile toujours pas aujourd’hui) :
Le 11 aout 1973, ils sont une cinquantaine a venir écouter Kool Herc, on s’assoit sur des caisses en bois, on boit, on fume et on danse.
Kool passe ces diques habituels, mais au lieu de les enchainer sur sa double platine, il met en double le même disque. Là, il isole une partie du morceau, le break de batterie ou de basse et le fait joué en continue, il appelle ça le manége : la musique hip hop vient de naitre.
Dans la salle se mélange des membres de gangs, des fêtards et des danseurs. Ces derniers se dechainent sur le manège de Kool Herc, ils se mettent en cercle et font des petits contests de danse, en imitant James Brown en rajoutant des figures plus acrobatiques, le breakdance vient d’être inventé.
Kool a un accolyte à ses côté Cool la Rock qui fait quelques annonces au micro ( en vendant, au passage, un peu de cannabis), il le fait avec rythme et rime, il pose ainsi les bases des MC du rap.
Le son, la voix et la danse du hip hop sont donc nés dans les soirées de Kool Herc qui sont vite passé de 50 à 500 participants.
Parmi eux, un jeune DJ va être influencer par la musique de Kool Herc, il répond au pseudo d’Afrika Bambataa.
Afrika Bambaataa le pacificateur.
Membre de gang très jeune, Afrika de son vrai nom Lance Taylor ce rend assez vite compte que ce mode de vie est plus destructeur qu’autre chose. Il acquiert pendant ces années passées dans les rues de Bronx River un sens du compromis et attire le respect des membres d’autres gangs. Cette marque de respect, il va s’en servir pour créer une organisation mais qui s’évertuera à propager la paix et l’unité plutôt que la violence et le crime.
Et c’est le Hip hop qui servira de porte d’entrée, les fêtes de Herc l’ont inspiré et deviens lui même DJ, le hip hop devient avec Afrika Bambaataa et sa Zulu Nation un vrai mouvement culturel et social, il s’inspire de prés ou de loin d’autres organisations comme les Black Panthers ou Nation of Islam de Malcom X.
Plusieurs membres de différents gangs voulant sortir de la spirale négative de la violence y adhèrent, et à travers la musique voient une façon de pouvoir changer de destin. On croise bien sur des DJ, des MC des danseurs et des graffeurs. La culture Hip Hop a part entière est née. La création de la Zulu Nation permettra d’engager un recul de la violence des gangs sur quelques années.
Les bases sont posées par Herc, Afrika Bambaataa a rajouté une communauté autour du mouvement Hip Hop, mais celui ci reste encore très “artisanale”. Un sorte de savant fou et génie de l’électronique va permettre une évolution spectaculaire du genre.
GranMaster Flash, le technicien.
GranMaster explique que tout jeune il était fasciné par tout ce qui était électrique et qui pouvait se démonter : sèche cheveux machine a laver ou autre fer a frisé mais aussi pour les choses qui tournaient, ainsi le jeune Joseph
Saddler passe des heures a regardait le tambour de la machine a laver ou faisait tourner les roues de ses byciclettes.
Puis plus tard il découvre un objet qu’utilise son père chaque soir après une rude journée de travail, une sorte de caisse en bois avec un bras mécanique que l’on pose sur un disque noir en plastique qui se met alors a tourné et donne du son.
Quand il repère comment le son marche, il récupère ici ou la dans les jardins du quartier ou sur des voitures abandonnées des platines, des amplis des enceintes des recepteurs…. Touche à tout de génie GranMaster Flash va les réparer en les bidouillant les uns avec les autres. Et avec ce matériel de récup’ il va commencer à innover et perfectionner l’art du mix.
Et là où Kool herc faisait ces boucles au hasard en utilisant le bras de la platine, Granmaster va toucher le vinyl et il fera une petite marque aux feutre dessus pour revenir exactement à l’endroit désiré pour faire une boucle parfaite.
Ce simple geste de toucher le disque, ce qui est une infamie pour tout les autres dj de l’époque, va ouvrir les portes à toutes les autres techniques du hip hop, même celle utilisée aujourd’hui.
Fin des années 70 le hip hop reste encore une musique confidentiel et un évènement innatendu va donner un boom au genre et lui faire passer les portes des hits parade.
Mais ça c’est une autre histoire…
Prochain épisode : Des salles des fêtes aux sommets des charts.
La sanction est tombée, elle semblait inéluctable ces derniers jours : on est parti pour un minimum un mois sans notre Ligue 1 preférée. Un mois comme un grand rassemblement de l’équipe de France mais sans les matchs de l’équipe de France (pas plus mal remarque peut être).
Alors le forum face à l’épidémie doit s’organiser. Tout d’abord Sam reste chez toi un maximum de temps merci. Pour le ravitaillement en boisson évidemment on se tournera vers Vodka,
en cas de pénurie des denrées alimentaires l’Éleveur nous fournira quelques chèvres (je ne sais pas si c’est bon la chèvre surement meilleur que le pangolin), pour les questions médicales je m’y colle (si tu veux des masques ou des gels hydroalcooliques, on peut s’arranger), enfin Ziedge sera tenu de nous révéler qui est responsable de l’épidémie et surtout à qui profite le crime (je crois savoir qui il va dénoncer).
Pour ceux qui déprime un peu, sachez que pendant cette période difficile la Taverne reste ouverte (Batman ne risque pas de tomber malade Wayne entreprise a déjà trouver le vaccin et attends le bon moment pour le commercialiser pour se faire un max de blé).
En ses temps de crise, il est important de savoir pardonner, du coup Maz tu peux revenir promis pendant un mois on ne parlera pas de Aulas, des péno pour Lyon, de Rudi Garcia ou encore de la 7e place de l’OL au classement.
Je compte sur vous tous (surtout les ecrivains d’édito et autres articles) pour que cette trève virologique passe le plus vite possible pour tout le monde.
Cher Samsoule, mes chèvres et moi-même te souhaitons un très bon anniversaire. En effet, aujourd’hui, tu quittes cet âge symbolique qu’était ta 69e année (encore une quenelle….) pour arriver (enfin) dans l’âge de la raison (puissance 10). J’espère que cette sagesse réincarnée va te permettre de prendre conscience que la L1 est le meilleur championnat du monde….
Bon, j’espère aussi que ce pallier va te permettre effectivement de prendre conscience que s’épuiser physiquement au golf, à l’équitation, ou au beach volley, c’est pas forcément bon pour ta santé ^^
Mais bon, on a insisté pour que je te fasse passer ce message ci-dessous, donc comme je suis sympa, je te le fais parvenir 😉
Je ne vous dis pas les tortures physiques que je me suis infligées pour te faire plaisir……
PS : laissons aussi cette charmante jeune dame te souhaiter un bon anniversaire….
Un retour du pirate sans édito sur le PSG n’est pas un retour du pirate ! Car si les traditions se perdent, (forum inventé par un Marseillais et tenu par un Parisien, une taverne crée par JS puis intellectualisée par Passeur maintenant tenue par une chauve Souris qui nous cite du Laurent Ruquier !), il était temps de remettre un peu d’ordre à tout ça ! 😉
Sauf que, amis Parisiens, je vous conseille de vous assoir, vous risquez de vous faire mal en tombant ! Et quand on se blesse avant le printemps, on peut vite se retrouver avec les cheveux roses !
Hé, oui, amis Parisiens, je vous ai souvent chambré, je vais pour une fois évoquer votre club sans taquineries.
Devant la (mince) défaite à Dortmund, je voudrai vous livrer mon sentiment, que j’ai depuis le début de la saison. Je pense que cette année, vous allez remporter la ligue des champions, vous avez plusieurs facteurs qui sont de bons indicateurs.
L’entraineur : un gars sobre, qui rend le club serein, il a quelque part humanisé le monstre. Tranquile devant les medias, avec juste ce qu’il faut d’exubérance. C’est pas un nom pompeux pour faire “grand”, il y a de la sagesse dans ce choix. Il sait surtout jouer des égos de “ses petites stars”, et ne pas monter en épingle les comportements “melonites”.
L’équipe : avec 2 énormes talent devant, Neymar et Mbappé ont enfin apporté à Paris version Qatar ce qui manquait : des joueurs choisis pas pour épater la galerie, mais avec des qualités précises. Je m’explique, et c’est tout le paradoxe, avec une telle dépense sur Mbappé et Neymar, tu ne peux pas faire les recrutements précédents (les années Ibra avec une staaaaaar à chaque poste !). Là du coup pour le reste faut des choix plus modestes et bien plus pertinents. Paris a arrêté de la jouer paillette pour jetter son dévolu sur des Sarabia, Bernat qui sont de bonnes pioches. Avec Verrati en taulier (le meilleur joueur de l’époque Ibra) et un Marquinos impliqué, cette équipe a enfin un équilibre qu’elle n’a jamais eu. Un Mbappé qui n’en déplaise à Passeur reste un phénomène, il supplante même Neymar petit à petit. Et il est capable d’en coller une à n’importe quelle défense. Mieux, butteur en finale de CDM emportée sur un score fleuve, du coup la pression, t’as plus le pied qui tremble (Style PSG en demi, Mbappé vous fera pas une Cavani !). Ce type de joueur, avec un équipe plus équilibré, besogneuse, qui peut interchanger ses milieux (à part Marco). Puis même avec une défense plus friables (enfin, vos “défenses de fer” ont pris 6 à Barcelone). Mais à l’instar du grand Barça des années 90, tu peux en prendre 3, si t’en met 5 tu gagnes. Ce PSG en C1 sera dans cette veine, et au retour Dortmund va prendre cher. Pour moi l’équipe de cette année n’est pas dans la frime (à part ses 2 attaquants Neymar Mbappé), c’est enfin votre chance.
Les adversaires : Le Barça n’a plus le duo magique qui en faisait une si belle équipe (Xavi- “Iniesta), leur reste une star qui commence à prendre de l’age, Madrid s’est essoufflé, Liverpool a des inconstances (en C1), les rivaux sont un peu émoussés ou en tout cas pas aussi impressionnant que les saisons précédentes, on a l’impression d’être dans une période de transition où les cartes sont redistribuées, le vainqueur de l’an dernier, ainsi que le finaliste ne sont pas “Réal – Bayern – Barça – Athlético”.
En tout cas cette année les choses sont alignées pour que ce soit la bonne. C’est mon sentiment, au risque d’en faire sourire quelques uns.
Et, je vous le dis aussi, le plus drôle, à force de vouloir tout faire comme l’OM, suite à cette victoire en C1 l’UEFA vous tombe dessus (comme déjà fait avec City) et Paris sera ensuite interdite de coupe d’Europe, un frère ennemi, ça s’invente pas.. La fuite des “stars”, etc… Bref, les Marseillais peuvent vous expliquer la suite 😉
(bon, c’est mon premier, il a pas voulu me télécharger des images, et pas le temps de soigner la présentation – d’en trifouiller les mécanismes)
L’idée me taraude depuis longtemps. C’est peut-être le reportage de Hervé Mathoux qui a été un révélateur. Je me suis dit là où il fait l’autruche, il faut que d’autres regardent. “La passion a toujours raison”. Cette idée m’animait à 20 ans. Je ne savais pas que cette idée servait à me vendre des pompes, des maillots et toutes les merdes possibles. L’idée est de prendre les mensonges, les non-dits, les hypocrisies pour briser une idée reçue : Le football est le miroir de la société. Le football est un moyen de manipuler la masse et cela dès le plus jeune âge. A travers plusieurs articles, si vous en avez envie, on verra comment il permet d’imposer l’idéologie de l’ordre établi sans en avoir l’air.
Pour celui-ci, je vais vous montrer comment on distille une idéologie… Je n’aime pas trop le dire comme cela, ça fait très professeur. Prenez-le plutôt comme une passe qui se veut décisive. Après à vous de voir ce que vous en faites.. Le plus important est de faire cogiter et même de penser contre.
Je me suis servi de l’édito de l’Equipe sur les salaires des joueurs de cette année contrairement à la une :
Les salaires des joueurs : trop de transparence ?
Je ne suis pas contre l’idée de la transparence quand elle permet une meilleure analyse. Malgré ce qu’on vous dit, ce que vous essayez de croire, le foot, c’est l’argent. Le maillot, c’est pour nous. Enfin, nous sommes sans doute les derniers spécimens de supporters. En réalité, c’est le nerf de la guerre. Le produit se vend mieux, si le spectateur croit encore que c’est du sport avec la kyrielle de bienfaits qu’on lui attribue. Un article sur les salaires de la L1 est tout à fait légitime, comme le classement Forbes des fortunes. L’argent permet de comprendre l’alpha et l’oméga du foot, mais aussi comment tourne le monde. Il est donc logique que pour bien le comprendre, il faut avoir des chiffres. Pour moi, cet article annuel de l’Equipe n’est pas populiste comme on peut le voir souvent qualifié.
C’est parti. Bienvenue dans l’entreprise sportive d’aliénation la plus populaire du monde.
« Huit joueurs à au moins 1 million d’euros de salaire brut mensuel dans un club qui, au passage, comptait au dernier recensement 778 salariés »
« Au passage ». C’est quoi le rapport ? C’est que huit millions d’euros pour 8 personnes au passage, c’est presque 800 salariés de l’autre. Évidemment, la théorie du ruissellement se cache derrière le « au passage ». C’est exactement la même école qui justifie fin de l’impôt sur la Fortune. En réalité, les deux informations n’ont aucun rapport. Je ne vous cite pas le nom du club, mais on voit aussi comment le journal pondère une information qui peut choquer.
je pense que les intérimaires, les stagiaires, sont comptés dans les salariés. Quitte à en parler, on aurait aimé connaître le salaire moyen des 778 employés . D’un point de vue de la démonstration, il parle de salaire, donc cette information aurait un sens, une mise en abysse ou simplement une échelle de mesure.
C’est un argument massue bien connu que l’on retrouve chez tous les 1% « Oui, mais j’emploie du monde ». Et cette idée, elle est partout.
Et on la retrouve distillé habilement dans cette introduction avec ce
lien farfelu entre les billionnaires et le nombre d’employés. On entend souvent l’argument connexe « Combien un footballeur fait vivre de personne ». La Ligue estime même ce chiffre..
« Fait vivre ».
Donc, comme il « fait vivre », il est légitime de payer un mec un million par mois. Et cette idée s’intègre dans les cerveaux et je suis certain qu’ici même, il y en a ici qui se dise « bah oui ».
Les gens ne savent pas comment fonctionnent une entreprise et pour beaucoup, ils ont assimilé un discours de servitude… Si demain, moi, j’emploie une personne, ce n’est pas pour la faire vivre, mais c’est pour créer plus de richesse dont une partie lui sera allouer pour le temps et le talent qu’il va m’offrir. Il se fait vivre tout seul en me vendant sa « force de travail ». Évidemment, le prix que je vais payer sera pondéré par le marché. Il faut bien expliquer que le smicard a un temps de vie qui coûte moins cher qu’un mec qui court après un ballon. Ca, ce sont les faits. Le reste c’est des théories économiques qui justifient le fait que x va manger des pâtes toute sa vie et que monsieur Y roulera en Bugati… Par contre, il faut absolument que x puisse se justifier cet état de fait pour ne pas remettre en cause cette réalité, cet ordre établi. Le mieux, c’est qu’il pense que son entreprise le fait vivre. Jouez à un jeu autour de vous et lancez l’idée. Vous allez être surpris comme cette théorie est prégnante. Et elle est d’autant plus chez les “patrons”. C’est leur judo à eux avec le fameux ” moi, je prends des risques”.
Et c’est là où on voit que d’instinct, les gens voient bien qu’ils se font enfler, parce qu’il faut toujours justifier et légitimer cet ordre établi. Surtout en France. Culturellement, cela s’explique. Le football banalise et blanchit cette situation et donc de simple miroir, il passe à acteur idéologique. Il inculque à nos enfants ces dogmes.
Dans les commentaires, de ceux qui justifient des salaires en millions; on voit toujours cet argument : « ca fait rentrer des sous dans les caisses de l’État ».. C’est le stade supérieur.. J’imagine que cela vient d’ado qui ne savent pas encore ce que signifie payer des impôts. Le PSG s’enorgueillit même des impôts qu’il paye selon lui.. Vous le faites vous dans vos repas de famille :
« Moi, je paye x impots tous les ans, alors, ne venez pas me critiquer. »
Primo, il paye moins d’impôts que nous en proportion puisque la loi sur les « rapatriés », renforcée à l’aurore du Brexit par Macron, défiscalise une grande partie des salaires des joueurs venant de l’étranger jusqu’à 10 ans. De plus nous savons très bien que cette catégorie sociale est la spécialiste de la défiscalisation et du célèbre ” c’est pas moral, mais c’est légal”. L’Équipe ment par omission. L’Équipe n’évoque jamais l”fiscal bipartie entre la France et le Qatar. C’est quand même important quand on évoque ce sujet et que l’on donne le calcul pour passer du brut au net.. En vérité toute une partie de contrat bilatéral est secret. Si on met cette spécificités pour le PSG, qui est tout à ait habituelle entre Etat, tous les clubs français bénéficient de niche fiscale. Moi qui suis curieux, j’aimerais savoir combien ils payent vraiment et combien ils devraient payer sans ses niches pour millionnaires du ballon rond? Alors l’Equipe ?
« Le Paris-SG pourrait-il attirer tous ces talents s’il ne payait pas si bien ? Et ces gars-là, regardés avec envie par l’Europe entière, resteraient-ils à Paris, dans un Championnat sans grande passion ni réel intérêt, joué et gagné d’avance, s’ils ne voyaient pas leurs conditions régulièrement revues à la hausse ? »
Là, il y a le nom du club, mais changez le nom par l’entreprise x qui fait du chantage à l’emploi, le grand patron et son parachute doré… C’est exactement la même chose. La servitude volontaire justifiée par le marché.. Ce n’est pas important. Le journaliste indépendant, parangon de l’éthique, défend donc ouvertement ces salaires parce que c’est .. Le marché. Il n’y a donc pas le choix. C’est la Loi du Marché. On dépasse le foot. Le foot n’est plus le miroir, mais un outil de propagande qui sert une idéologie. Ça va encore plus loin si on gratte l’idée. On est tellement de la merde, nous les pauvres – pour le coup, ce sont les autres clubs – que c’est de notre faute si le PSG doit les payer aussi cher et on n’est pas loin de devoir les plaindre. On devrait être reconnaissant.
La reconnaissance… De l’esclave au maître, du chien au maître, de l’ouvrier au patron, du foot français au Qatar. Cet article nous explique cela. Les lynx expliquent cela sans cesse dans les commentaires. Quand on entend à satiété « les Français n’aiment pas les riches » ou la presse sportive dire à propos de ceux qui ne sont toujours pas à genoux devant le sauveur Qatari « les français n’aiment pas ceux qui réussissent » ?. C’est la même doctrine. Le bas peuple doit regarder la classe supérieure en l’admirant, comme une source d’inspiration, et à défaut de pouvoir l’égaler, il faut la servir. La servitude est sous-jacente à cette doctrine qui se cache dans ses petites phrases anodines. Là encore, ce n’est que du football, mais il sert un discours, une philosophie.
Le vocabulaire de l’intime « ces gars-là »
On voit la distinction – j’allais dire la dichotomie, mais j’ai pensé à Sam – entre Paris et le reste de la France ? En plus de la soumission, il faut plaindre les puissants. Personne ne les aimes ! L’utilisation du ” « ces gars-là » est assez énorme. Il faut les plaindre. À force, les pauvres qataris sont obligés de coller une bande tricolore pour rappeler que Paris n’est pas au Qatar… Là aussi, vous ne voyez pas le braquage du symbole ?
«”Il y a six mois, Steve Mandanda, Dimitri Payet, Kevin Strootman ou Valère Germain étaient « bien trop payés pour ce qu’ils faisaient », vu du comptoir et de la rubrique. Doivent-ils toujours être montrés du doigt depuis que l’OM est vissé à la deuxième place, quand bien même leurs revenus imposants seraient un frein à l’expansion économique du club .”
Cela veut dire quoi ? Çà veut dire que si tu critiques leurs niveaux de salaire, tu te places au niveau du comptoir. Vous me direz « le journaliste inclut sa rubrique . C’est une technique rhétorique très simple : incluez-vous dans ce que vous critiquez. Çà désamorce les attaques argumentum ad personam et cela montre votre modestie tandis que votre interlocuteur va plus vous écouter, car il pense que vous êtes comme lui. C’est parfois un peu salissant, mais ça permet de toucher les gens.
La dernière question est amusante, car elle induit sa réponse. Je dirais « oui ». Pourtant en utilisant le « montrés du doigt », il dit implicitement que ce n’est pas bien. C’est mal de montrer du doigt. Tout le monde le sait. C’est impoli.
En plus d’être du comptoir, si on insiste, on est de ceux qui « montrent du doigt ». On sort du football et on pense à tous les salauds qui critiquent les salaires des patrons sans parler des 1%. Ceux qui montrent du doigt !
« La L1 n’est déjà pas fameuse, sur le plan du spectacle, mais que serait-elle sans quelques-uns de ses joueurs les mieux payés : Memphis Depay, Dimitri Payet et la majorité des Parisiens ? «
Allez, cette fois, je pense qu’on va aller se fouetter avec des cagoules noires pour faire pénitence et pour ceux qui aiment vraiment cela, le fucking Blue Boy est une franchise porteuse. Ca ne vous rappelle pas le discours de Macron ? Qu’est-ce que serait la France, sans les premiers de cordée ? Ce sont les questions qui n’attendent pas de réponse, car la réponse va de soi. Et quand dans une argumentation, l’orateur vous envoie un argument qui va de soi, c’est jamais bon. Rien ne va de soi.
Çà serait quoi la L1 sans star ? Moins de spectacles ? Est-ce que le foot est un sport ou un spectacle. En une phrase, l’auteur utilise des arguments qui vont de soi, mais en fait pas du tout si on les questionne. L’idée, c’est que pour le spectacle, on peut sacrifier l’éthique. Et le spectacle, c’est du plaisir. L’idée est donc que pour ton plaisir, tu peux sacrifier l’éthique, l’environnement ou la vie d’un mec sur une lointaine chaîne de montage.
On retrouve le « show must go one » de Queen, totalement détourné. Cette chanson parle du sida et du combat, pas du spectacle en lui-même et du business. C’est quoi le spectrale dans le foot ? C’est le foot business. La conclusion, c’est qu’on explique que pour faire du business, on doit marcher sur l’éthique, car c’est la loi du marché. On en revient toujours au même et si on ose questionner cette Loi, se demander pourquoi on devrait être heureux de se faire marcher sur la gueule tous les samedi, on est du comptoir, on montre du doigt, salaud que nous sommes. Finalement, pourquoi un club comme ce PSG arrive à trouver des supporters partout dans le monde ? Il permet la frustration des gens qui se font écraser toute la semaine, d’écraser un petit toutes les semaines… Et c’est normal, c’est la loi du marché. Je parle des nouveaux supporter, pas des anciens qui ont les cicatrices d’un vrai club de foot.
Évidemment, je vous attends dans les commentaires pour développer des points. Sachez que j’ai un million d’ exemple sous la main. Vous me direz peut-être que c’est pareil pour tout. Évidemment, quand on voit le journal de F2 ou 80% des reportages sur les gréves sont sur les conséquences pour les pauvres commerçants.. Jamais, pas une seule fois, j’ai entendu un reportage qui expliquait que le malheur des ses gens venaient du Gouvernement et de sa loi..