Euro 2020-13e journée

Euro 2020-13e journée

Mercredi 23 juin

Groupe E

Classement du groupe :

À 18h au St Petersburg Stadium de Saint Pétersbourg :

Suède Pologne

Historique :

Dans le passé ces 2 équipes ce sont croisées 26 fois, la Suède a gagné 14 fois, la Pologne 8 et il y a eu 4 matchs nuls.

On reste sur 5 victoires consécutives de la Suède, la dernière rencontre date de juin 2004.

60 ans d’Euro :

Suède

Difficile de voir son voisin, que seul un pont sépare de vous, triompher sur vos terres. Pourtant, en 1992, c’est bien le Danemark qui décroche le titre. Pour la Suède, le rêve d’un sacre à domicile s’interrompt à une marche de la finale. S’ils sont parvenus à éliminer l’Angleterre et la France – et à devancer le Danemark en phase de groupes –, les coéquipiers d’un Tomas Brolin inspiré (trois buts dans la compétition) échouent face à l’Allemagne nouvellement réunifiée. Battus (2-3), les Suédois sèment néanmoins cette année-là les graines de leur beau parcours au Mondial 1994, qu’ils boucleront sur le podium.

Pologne

On n’est jamais trahi que par les siens. Bien que natif de Gliwice, en Silésie, Lukas Podolski (36 ans) n’a jamais endossé le maillot des Biale Orly. Sa famille ayant quitté la Pologne lorsqu’il était bambin pour l’herbe verte de l’Allemagne, le joueur a fait les beaux jours de la Mannschaft. « Lukas pourrait jouer pour la Pologne si [la fédération] avait découvert à temps que mon fils est footballeur », a rappelé son paternel, Waldemar.
Bien servi à deux reprises par son compère Miroslav Klose – d’origine polonaise lui aussi –, Podolski a « baptisé » à sa manière la Pologne pour les grands débuts du pays à l’Euro (2008). Deux buts, mais pas de célébration pour celui qui a toujours assuré : « Mon cœur bat en partie en polonais. »

Compos :

Corps arbitral :

À 18h à La Cartuja Stadium de Séville :

Slovaquie-Espagne

Historique :

Six rencontres ont déjà eu lieu entre Slovaque et Espagnol, une petite victoire Slovaque et un nul pour 4 victoires Espagnole.

À noter que sur les 3 derniers matchs, il y a une victoire partout et un nul, ils se sont rencontrés pour la dernière fois en 2015.

60 ans d’Euro :

Slovaquie

Et Marek Hamsik a surgi. Pour la première participation de la Slovaquie à l’Euro, la « crête pensante » de la Repre a illuminé la rencontre disputée contre la Russie, à Lille en 2016. Auteur du second but slovaque, un tir dans un angle difficile, le joueur évoluant alors au Napoli a assommé la Sbornaïa. Et offert la seule victoire, à ce jour, à son pays dans la compétition continentale (2-1). De quoi satisfaire la star tatouée de la tête aux pieds : « Je suis évidemment très fier de cette première victoire à l’Euro, j’espère qu’elle nous ouvrira les portes vers le tour suivant. » Ce qui fut le cas.

Espagne

Longtemps l’Espagne n’a eu que sa victoire à l’Euro 1964 à se mettre sous la dent, avant de connaître quatre ans de triomphe absolu : Euro 2008, Mondial 2010, Euro 2012. A l’époque, en 1964, le tour final ne réunit que quatre équipes qui disputent directement des demi-finales. A domicile, « la Roja » élimine la Hongrie (2-1, après prolongations) et prend sa revanche sur l’URSS en finale (2-1) devant 80 000 spectateurs madrilènes. Une revanche, en effet, car quatre ans auparavant, l’Espagne du dictateur Franco (1892-1975) avait refusé d’accorder aux joueurs soviétiques un visa d’entrée lors du dernier tour de la phase éliminatoire de l’Euro. L’UEFA avait alors disqualifié la sélection espagnole, laissant la place à l’URSS… qui devenait la première championne d’Europe des nations.

Compos :

Corps arbitral :

À 21h à la Football Arena de Munich :

Allemagne-Hongrie

 

Historique :

Ces deux équipes ce sont rencontrées 33 fois avec un bilan assez équilibré : 13 victoires Allemandes, 10 victoires Hongroises et 10 nuls. Leur dernier affrontement à eu lieu en 2016 avec une victoire 2-0 des Allemands.

60 ans d’Euro :

Allemagne

L’équipe « Schwarz-Rot-Gold » fut celle du premier « but en or ». Un but de l’attaquant Oliver Bierhoff pour remporter la finale de l’Euro 1996 – six ans après la réunification allemande –, à Londres, dans le stade monumental de Wembley, contre la République tchèque (2-1). Et donc trois ans après l’institution de cette règle selon laquelle le moindre but marqué durant les prolongations mettait aussitôt un terme au match.
La règle cessa d’exister dès 2004. Quant à Oliver Bierhoff, auteur d’un doublé en ce jour de juin 1996, il continue de fréquenter aujourd’hui les terrains de football. Désormais dans le costume de dirigeant, en tant que directeur général de la Fédération allemande de football (7 millions de licenciés avant la crise due au Covid-19, tout de même).

Hongrie

Il s’en est fallu d’un rien pour que la Hongrie ne change définitivement la face de l’Euro 2016. En phase de poules, à Décines (Rhône), les Hongrois ont mené trois fois au score contre le futur champion d’Europe, le Portugal de Cristiano Ronaldo, alors en grand danger d’élimination. A priori déséquilibrée, cette rencontre a été l’une des plus excitantes du premier tour. Auteur d’un doublé (50e et 62e), « CR7 », alias Ronaldo, a sauvé son équipe. Sans lui, le Portugal n’aurait pas franchi l’obstacle hongrois et la France compterait peut-être un titre international de plus (les Français ont perdu 1-0 en finale contre les Portugais

Compos :

Corps arbitral :

 

À 21h à la Puskas Arena de Budapest :

Portugal-France

Historique :

La France est une véritable bête noire pour le Portugal. En enlevant la finale de l’Euro 2016 les Portugais n’ont gagné que 2 fois contre la France depuis la seconde guerre mondiale.

Le bilan est de 19 victoires Française, 6 Portugaises et 2 nuls.

60 ans d’Euro :

Portugal

Le 12 juin 2004, Cristiano Ronaldo dos Santos Aveiro (pour l’Etat civil) a 19 ans, une peau encore ingrate et une première saison intéressante à Manchester United dans les jambes. En ouverture de l’Euro, le Portugal est mené 1-0 par la Grèce, quand l’enfant de Madère remplace Simão Sabrosa à la mi-temps. Il lui faut à peine six minutes pour s’illustrer avec une faute d’« attaquant » (comprenez « maladroite ») sur Yoúrkas Seïtaridis : penalty et 2-0 pour la Grèce. La fête est gâchée ce samedi après-midi à Porto.

Preuve que le garçon a déjà de la ressource et du caractère, il redonnera pourtant un peu d’espoir aux siens avec un but de la tête en fin de match. Mais un mois plus tard, c’est encore face à cette même équipe grecque que le Portugal s’inclinera en finale, tout un pays pleurant avec sa future idole.

France

Nation qui se targue d’être à l’origine de nombreuses compétitions internationales (de la Coupe du monde de football, à l’initiative de Jules Rimet, à la version moderne des Jeux olympiques), à défaut d’avoir inventé le football, la France est également partie prenante de la matrice de l’Euro. Hôte de la première édition du championnat d’Europe des nations, en 1960, l’équipe de France, que l’on n’appelait pas encore « les Bleus », arrivait auréolée de sa troisième place à la Coupe du monde 1958 et portée par son duo Just Fontaine-Raymond Kopa. Las, les deux as, blessés, manqueront à l’appel, et la France ratera son premier rendez-vous européen, éliminée par la Yougoslavie (5-4) en demi-finales… soit le premier tour de la compétition à l’époque.

Compos :

Corps arbitral :