Euro 2020-11e journée

Euro 2020-11e journée

Lundi 21 juin

Groupe C

Classement du groupe :

À 18h au Johann Cruijff Stadium d’Amsterdam :

Macédoine du Nord-Pays Bas

Historique :

En 4 rencontres on compte 2 victoires Hollandaises et 2 nuls.

60 ans d’Euro :

Macédoine du Nord
La Macédoine du Nord n’a jamais disputé l’Euro en tant que telle. Cela étant, un joueur macédonien a pourtant déjà participé à la finale de la compétition. Mais sous le maillot de la République fédérative socialiste de Yougoslavie, puisque le gardien de but Blagoje Vidinic a disputé la finale de l’édition 1960. Celle de la toute première édition : défaite 2-1 face à l’Union soviétique, en plein Paris, au Parc des Princes, devant quelque 17 000 spectateurs

Pays Bas
Le 21 juin 1988, les Pays-Bas prennent enfin leur revanche sur leurs voisins allemands. Une revanche footballistique, mais aussi historique – l’occupation nazie, entre 1940 et 1945, avait fait quelque 250 000 morts sur le sol batave. Fait autrement moins dramatique : les Néerlandais avaient toujours en travers de la gorge la défaite en finale du Mondial 1974 de la “bande à Johan Cruyff”, des artistes étouffés par le réalisme de la RFA à Munich.
Près de quinze ans plus tard, cette demi-finale de l’Euro disputée à Hambourg aura été, en quelque sorte, un plat qui se mange froid. Une rencontre rugueuse, à la limite de la violence, qui voit les Pays-Bas s’imposer 2-1 grâce à un tacle rageur de Marco Van Basten. Même si les Néerlandais remportent peu après l’Euro face à l’URSS, le sélectionneur, Rinus Michels, aura cette formule : « Nous avons gagné le tournoi, mais nous savons que la demi-finale fut la vraie finale. »

Compos :

Corps arbitral :

 

À 18h à la National Arena de Bucarest :

Ukraine-Autriche

Historique :

Ces 2 sélections ce sont rencontrées 2 fois, une victoire partout.

60 ans d’Euro :

Ukraine
Un but refusé suite à « une erreur humaine », comme la qualifiera Pierluigi Collina, l’ex-arbitre international vedette… et voilà l’Ukraine prématurément stoppée, en 2012, dans un Euro coorganisé avec la Pologne. Face à l’Angleterre, pour une place en quarts de finale, les Ukrainiens dominent mais se font surprendre par Wayne Rooney, qui offre l’avantage aux Three Lions dès le début de la seconde période. Le match bascule à la 62e minute. Le défenseur anglais John Terry renvoie une frappe de Marko Dević qui filait droit dans le but. L’arbitre ne siffle pas. Le ralenti est pourtant formel : le ballon a franchi la ligne. Quinze jours plus tard, l’International Board, chargé des règles du jeu, adoptait un dispositif d’assistance à l’arbitrage, dit « technologie sur la ligne de but ».

Autriche
A l’Euro 2016, lors du match de poule entre le Portugal et l’Autriche (0-0), Cristiano Ronaldo ne s’était pas économisé : du droit, du gauche, de la tête, dans le jeu et sur penalty, le Madrilène avait tout tenté ce samedi 18 juin, mais s’était heurté au portier adverse, Robert Almer, et à ses montants. Sur les 23 tirs portugais, le gardien autrichien n’avait cédé qu’une fois mais le but de « CR7 » avait été refusé pour hors-jeu. A 32 ans, Almer avait revêtu le costume de héros et permis à l’Autriche de remporter son unique point de la compétition.

Compos :

Corps arbitral :

Groupe B

Classement du groupe :

À 21h au St Petersburg Stadium de Saint Pétetsbourg :

Finlande-Belgique

Historique :

11 confrontations entre ces deux sélections, avec 4 victoires Finlandaise, 4 nuls et 3 Victoire Belge.

60 ans d’Euro :

Finlande
Le meilleur joueur de l’histoire finlandaise n’a jamais disputé l’Euro ni la Coupe du monde. Mais l’élégant Jari Litmanen a eu le temps d’éblouir l’Europe du football sous les couleurs de l’Ajax Amsterdam, son club de cœur. Entre 1992 et 1999, il a en effet inscrit avec l’Ajax 129 buts en 226 matchs, et remporté la Ligue des champions en 1995 aux côtés des vedettes néerlandaises Frank Rijkaard, Clarence Seedorf ou Edgar Davids. Le natif de Lahti – une statue à son effigie y a été érigée en 2010 – s’est aussi illustré, mais plus subrepticement, dans deux autres grands clubs : le Barça et Liverpool. Joueur offensif, il a continué à jouer jusqu’à l’âge de 40 ans. En sélection, il est ainsi le Finlandais le plus capé, avec 137 rencontres, 32 buts, dont le dernier, à 39 ans et 270 jours, en 2010… Ce qui en fait le plus vieux buteur en phases de qualification à un Euro.

Belgique
Quelle équipe peut s’asseoir à la table de l’Euro et se vanter :« J’ai un 0-0 comme match de légende » ? Peut-être la Lettonie, qui fête encore son match nul et vierge obtenu contre l’Allemagne en 2004. Ou l’Italie, héroïque face à des Néerlandais fâchés avec les penaltys quatre ans plus tôt. Enfin, surtout, la Belgique de 1980.
Promis à la dernière place d’un groupe qu’ils partagent avec l’Angleterre, l’Espagne et l’Italie, les Diables sont pourtant en position favorable avant le dernier match contre la Nazionale. Un nul suffit aux Belges pour se hisser en finale au détriment du pays hôte. Au stade olympique de Rome, les hommes de Guy Thys plient, mais ne rompent pas.
Dans les buts, le fantasque Jean-Marie Pfaff réalise plusieurs arrêts décisifs. <span;>« Nous n’avions pas un énorme talent brut, mais un cœur gros comme ça »vante celui qui vendra sa vie de famille agitée à une émission de téléréalité, « De Pfaffs », en 2003. Malgré sa défaite en finale contre la RFA (2-1), la Belgique compte désormais ; elle réalisera une belle Coupe du monde six ans plus tard (4e), avec cette fois un nouveau match-culte : une victoire 4-3 contre l’URSS.

Compos :

Corps arbitral :

À 21h au Parken Stadium de Copenhague :

Russie-Danemark

Historique :

Une seule rencontre a eu lieu entre ces 2 équipe avec une victoire de la Russie.

60 ans d’Euro :

Danemark

Si le sacre de la Grèce, en 2004, appartient à la mythologie de l’Euro, la victoire danoise de 1992 relève de la même catégorie. Celle des vainqueurs improbables, de ceux que nul n’attendait au départ. Pensez : l’année de son sacre, à quelques semaines encore du lancement de la compétition en Suède, la sélection danoise préparait plutôt… ses vacances ! C’était compter sans les rebonds de la géopolitique.
Le 30 mai 1992, en plein conflit yougoslave, l’Organisation des nations unies décrète un embargo à l’encontre de la Serbie de Slobodan Milosevic. Le lendemain, l’Union des associations européennes de football (UEFA) exclut la sélection yougoslave du futur Euro. Le Danemark récupère la place vacante. Inattendu, tout autant que le succès final de Schmeichel père, Brian Laudrup (l’aîné de la fratrie), John Jensen et leurs coéquipiers : une victoire (2-0) face à l’Allemagne, championne du monde en titre, dans la ville suédoise de Göteborg. Comme à la maison.

Russie

Victorieuse de la première édition de la Coupe d’Europe des nations en 1960, l’URSS doit en partie son unique sacre à l’opposition entre les deux blocs qui fracturent alors une Europe pétrifiée par la guerre froide. En quarts de finale, les Soviétiques, médaillés d’or des derniers Jeux olympiques, sont opposés aux Espagnols de Franco, qui dominent le continent grâce au Real Madrid. L’affiche est alléchante, mais le stade central Lénine restera vide. Plus de vingt ans après la guerre civile (1936-1939), lors de laquelle les forces soviétiques se rangèrent du côté des républicains espagnols, les autorités franquistes refusent tout contact avec les clubs situés de l’autre côté du rideau de fer. L’UEFA envisage la possibilité d’une rencontre en terrain neutre, en vain. L’URSS se qualifie sur tapis vert avant de remporter la compétition en battant, en finale, la Yougoslavie (2-1).

Compos :

Corps arbitral :