L’épique épopée du Hip Hop
Chapitre 3 : NY la mecque du Hip Hop Part one.
Les 3 premiers single hip hop que l’on a découvert dans le chapitre précédent sont l’oeuvre de groupe, mais dès le début des années 80 un rappeur solo s’impose : Kurtis Blow.
Kurtis Blow la première superstar hip hop
1er rappeur solo certifié disque d’or, 1er rappeur solo a signé dans une major. Kurtis ouvre la voie pour les années à suivre, ce natif de Harlem vend pas moins de 500 000 exemplaires de son single the break, son style vestimentaire (costard le plus souvent) et ses propos non agressif ont surement aidé a le faire signer chez Mercury.
Mais Kurtis ne réussira pas a rééditer son succés de “The Break”, il reste malgrès tout dans la légende et fera de nombreuse 1er partie un peu partout dans le monde,celle notamment de Bob Marley ou des Clash.
Pour la suite de l’histoire on s’interessera à l’entourage de Kurtis, son manager dès le début est un certains Russel Simmons qui organise des évènements hip hop et qui va devenir le créateur du label le plus célébre du Hip Hop : Def Jam.
Def Jam label du golden age
Le frère de Russel Simmons, Joseph, devient rapidement le DJ de Kurtis Blow, et se fait appeler Run. Mais parallélement à cela il fait des shows dans des clubs avec un pote de son quartier Darryl McDaniel (DMC), un troisième pote l’ai rejoindra Jason Mizell alias DJ Jam Master Jay.
Le trio qui se nomme RUN-DMC sort en 1983 un premier single “Its like that”,
qui est un succés presque immédiat. Sur la face B on retrouve Sucker MC qui est considéré comme le premier titre de rap hardcore.
Suite à ce succés ils enchainent un 1er album, et signent sur le label fraichement créé par Russel Simmons et son camarade Rick Rubin : Def Jam Records.
RUN-DMC est parfois surnommé les Beattles du rap, ce sont les premiers rappeurs à faire une tournée aux États Unis, ils se font remarqué par leur style, tout en noir avec leur Adidas aux pieds et à ce sujet ils seront les premiers non sportifs a signé un contrat de sponsoring avec la marque aux trois bandes, collaboration qui aboutira a un titre à la gloire des sneakers “My Adidas” et une paire de baskets siglée au nom du groupe.

Mais en France le groupe est surtout connu pour son duo avec Aerosmith : “Walk this ways” en 1986.
La colaboration se fera sous l’impulsion de Rick Rubin l’associé de Russel Simmons et fondateur de Def Jam. Le producteur vient du milieu punk rock et c’est lui qui fera signer le 2e groupe mythique du label Def Jam : les Beasty Boys le groupe commence par faire du rock puis s’essaie au hip hop. Le groupe se compose de trois membres “permanents” : Michael “Mike D” Diamond, Adam “MCA” Yauch et Adam “Ad-Rock” Horovitz qui feront appel à plusieurs DJ au fil du temps. Ils sortent plusieurs singles puis un premier album qui reste un classique du genre “Lisence to Ill”. Leur premier succès “Fight for u right” garde l’accent de leur premier amour punk.
Le groupe avec leurs clips décalés et des styles très différents, entre rock donc mais aussi hip hop old school pour “Sure Shot” et “Three MC’s and one DJ” ou bien de l’électro sur “Body movin” et “Intergalactic”, montre qu’ils sont vraiment a part sur la scène Hip Hop.
Ad-Rock, découvre au début des années 80 un jeune rappeur et en fait part au duo de producteurs de Def Jam, qui le signent aussitot sur leur label.
Ce jeune rappeur c’est James Todd Smith plus connu sous le nom de LL Cool J (“Ladies Love Cool James”). En 1984 à 16 ans il sort sont 1er single : “I need a beat”. Le succès est immédiat et sors son premier Album “Radio” deux ans plus tard.
Il alterne depuis entre album de rap et une carrière d’acteur dans des films comme “Peur Bleue” et “l’Enfer du Dimanche” ou des séries notamment le rôle principal dans “NCIS Los Angeles”.
Fin des années 80 début des années 90 le groupe qui brille c’est Public Ennemy. Eux aussi signe sur le label Def Jam, leur premier album parait en 1987. Prolifique, ils sortent 6 albums en 8 ans jusqu’en 1994. Ils sont le premier (le seul ?) groupe de rap clairement politisé.
Le groupe est composé de Chuck D, Flavor Flav, DJ Lord, Khari Wynn et Professor Griff.
Chuck D est le leader du groupe, le leader idéologique surtout. Biberonné aux combats des Black Panthers et aux discours de Malcom X, Chuck est un révolutionnaire et le rap n’est qu’un moyen comme un autre pour faire passer son message, il se voyait d’ailleurs plus animateur radio pour véhiculer ses idées. Mais se rendit assez vite compte que le rap permettait une plus grande diffusion que simple animateur radio.
Mais parler d’émancipation, de politique et de révolution est une chose nouvelle pour le rap, leur premier album est un flop.
Ce flop ils l’expliquent par le racisme des mass médias dans le titre “Bring the noise”
“Les stations de radio je doute de leur noirceur
ils se disent noir, on verra si ils passent ça“
Dans le même titre ils dénoncent pêle mêle les ravages du crack, le systéme carcéral américain et les bavures policières.
Parmi leurs morceaux on peut citer
“Fight the power” sorte de champs révolutionnaire pour l’émancipation de la communauté noire aux états unis. Et où ils fustigent entre autre les figures “blanches” de l’Amérique.
“Pour la plupart Elvis était un héros
pour moi vous voyez c’est un zéro
Totalement raciste, il était cet idiot
c’est clair net et précis
On les emmerde John Wayne et lui
Car je suis noir et j’en suis fier
Je suis prêt et même surexcité
La plupart de mes héros n’apparaissent sur aucun timbre
En regardant en arrière vous verrez qu’il n’y avait rien,
a part les Redneck depuis 400 ans”
et “By the time I get to Arizona” morceau ou ils dénoncent certains états qui ne respecte pas (à l’époque) le Martin Luther King day.
Chuck D reste lucide quand aux possibiltés des rappeurs de faire bouger les lignes et il sait que d’autres voix doivent se faire entendre : ” malheur à une communauté qui doit compter sur des rappeurs pour prendre une direction politique“.
Les années 80 se termine donc sur le flow révolutionnaire de Public Ennemy et ouvre la voie aux années 90, ou la diversité artistique du rap va connaitre un gros boom.
Les années 90 : la diversité de styles.
Les années 90 sont marquées par le fameux affrontement East Coast/West Coast avec comme point d’orgue les deux assassinats de 2Pac et Biggie respectivement artiste de Death Row records et Bad Boys Records.
Et si Biggie est encore énormément respecté à New York, à cette époque les pépites ne sont pas toutes à Bad Boys Records, loin sans faux.
Après 1994, Public Ennemy est un peu en perte de vitesse mais un autre groupe mythique va prendre le relais : le Wu Tang Clan.
Moins révulotionnaire dans leur texte que Public Ennemy, mais plus dans leur fonctionnement. Le groupe signe sur un label, mais laisse la liberté à ses (nombreux) membres de signer ailleurs pour des albums solo.
Ainsi RZA, GZA, Method Man, Raekwon, Ghostface Killah, Masta Killa, Inspectah Deck, U-God, Cappadonna et le regretté Ol’ Dirty Bastard vont pouvoir sortir facilement leurs productions solos et donnait ainsi la possibilité au Wu-Tang d’être présent chaque mois avec un nouveau disque dans les bacs, contournant les lenteurs administratives des labels. The RZA, tête pensante du groupe, eut de plus l’idée de monter deux labels avec l’argent gagné (RAZOR SHARP et WU-TANG), pour assurer un peu plus encore l’hégémonie de son groupe et mettre en lumière tous ses groupes satellites. D’autre part, les membres du Wu se sont débrouillés pour être présent en tant qu’invité sur tous les “gros” albums de ces années 90 (même avec un petit groupe de rap du sud de la France).
Mais cette originalité fait qu’aujourd’hui on ne reverra surement plus d’album du Clan, RZA déclara récemment : “A l’origine, on était un groupe normal. Aujourd’hui, nous sommes huit rappeurs, avec huit managers, huit avocats… Si je veux les rassembler pour un disque, je dois d’abord discuter avec des managers pendant six ou sept mois…” Le clan avec cette multiplication d’albums ressemble plus à un collectif qu’a un groupe a part entière.
Un autre collectif new yorkais va se faire remarqué dans les années 90 : Natives Tongue. Avec un style assez différent, les Natives Tongue s’inscrivent dans des sonorité plus Jazz que leurs collègues New Yorkais. Ils sont d’ailleur les précurseurs du style Jazz Rap.
Parmi les membres de ce collectifs, les plus connus sont :
Jungle Brother, De La Soul, Queen Latifah
et Tribe Called Quest.
Jungle Brother ils sont liés à Afrikaa Bambata et la Zulu Nation, d’ailleurs en hommage au pionner du rap un des membres du groupe prendra comme surnom Afrika Baby Bam, les deux autres membres sont Sammy B et Mike Gee. Si les Jungle Brother n’ont pas eu de succès retentissant, ils feront de nombreux featuring.
On retrouve chez les Natives Tongue Queen Latifah surement la 1er rappeuse connue. Son premier succès en 1989 Ladies First est clairement feministe (oui rap féministe ça existe), le single UNITY de son 3e album sorti en 1993 dénonce le comportement de certains homme vis à vis des femmes (verbal et physique).
La Queen en parallèle de la musique, fait aussi l’actrice, notamment dans le remake américain de Taxi, carrière qui fera un peu d’ombre à sa musique.
De La Soul groupe de Long Island, se démarque des sons de l’époque comme les Jungle Brother, mais aussi par leurs textes loins des ghettos. Du point de vue vestimentaire Kelvin “Posdnuos” Mercer, David “Trugoy” Jolicoeur, et Vincent “Pasemaster” Mason se distinguent aussi. Ils revendiquent cette différence sur le titre Me, myself and I” qui fait parti de leur premier album sorti en 1989 : 3 Feet High And Rising .
24 titres des sonorités très Jazzy, funk voir pop (on reconnaitra un sample de John Oates & Darryl Hall), une pochette réalisée par collectif d’artiste londonien qui leur vaudra le surnom de groupe de rap hippie.

Surnom réducteur, le groupe est surtout précurseur du rap de la fin des années 90 début 2000, ils sont surement une influence pour le son Dirty South qui est le mouvement leader dans le rap américain actuel. Parmi leur plus grand succès on peut citer “Ring ring ring” et “All Good” en duo avec la chanteuse de R&B Chaka Kan.
Comme De La Soul, A Tribe Called Quest se différencie par ses textes. Ainsi Q Tip, Phife Dawg, Jarobi White et Ali Shaheed Muhammad montrent dans leurs parole un engagement social marqué et un refus de la violence ou de l’égotrip. A Tribe Called Quest est un groupe important qui a permis d’ammener le rap vers un autre public et QTip va devenir l’un des producteur de l’album consideré comme la pierre angulaire du rap new yorkais des année 90 : “Nasillumatic” de Nas.
Les années 90 c’est aussi à New York :
Mobb Deep,
Eric B. & Rakim,
KRS one,
Mos Def
et j’en oublie surement.
Prochain épisode part two de New York avec la fin des années 90, Nas et Bad boys records et les année 2000.
Konbini.fr
Revrse.fr
Universalmusic.com
vice.fr
wikipedia.org
Documentaire Netflix “Hip Hop Évolution”
